Balançage de porc, la déferlante !

C’est méchant pour les porcs d’ailleurs. Pour tout vous dire, on en a eu des discussions houleuses avec mon cher et tendre sur le sujet. Moi je suis toujours et je serai toujours du côté des femmes. J’ai essuyé des propos et des situations dégradantes parce que j’ai deux X dans ma vingt-troisième paire de chromosomes et, ça, voyez-vous, je ne le tolère pas.

Source Pinterest

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Des violences faites aux femmes et de ma naïveté.

A l’heure où j’écris ces lignes, je regarde la matinale info de CNews en attendant d’aller rechercher mon petit à l’école. Le débat me semble particulièrement intéressant même si on enfonce comme toujours des portes ouvertes.

Je suis assez sidérée de la façon dont est en train de solder cette affaire. Celle de Sarah.

Cette petite fille de 11 ans n’a, selon la justice française, pas été violée par cet homme de 28 ans.

Moi qui pensais ne jamais voir ce genre de non-sens en France.

Pour un enfant de cet âge, pour moi, il ne peut y avoir consentement éclairé. Je pensais aussi qu’il y avait un âge plancher.

A ma courte honte, je pensais que dans mon pays, le pays des Droits de l’Homme, ça existait.  [en même temps, tout est dans le titre hein]

Je pensais naïvement qu’un adulte de presque 30 ans qui a une relation sexuelle avec un enfant de 11 ans serait condamné : 1/ pour viol et 2/ pour pédophilie.

Et non.

Quand je pense que j’ai travaillé pour un système judiciaire qui cautionne ça sans même le savoir, ça me dégoûte. Puis, j’entends le foin actuel avec les actrices harcelées et/ou agressées par un superproducteur américain, je me dis que l’impunité des prédateurs sexuels a encore de beaux jours devant elle.

Y a des jours comme ça où je me demande si j’ai encore foi en l’humanité.

Pis je me dis qu’en fait, j’en ai jamais eu.

En marche, oui, mais où qu’on va ?

Allez les gars, respirez, y a pire que ça dans la vie. [Nan mais c’est vrai quoi, ils pourraient encore repousser la saison 7 de Game of Thrones !]

Je pense à tous ceux qui se lamentent de l’élection d’Emmanuel Macron comme si c’était la fin du monde et du pays, mais sérieux les gens, vous vouliez vraiment Le Pen ou Mélenchon ? Vous êtes sûrs de vous ?Je pense que les deux tiers des gens qui votent « extrême » ne se rendent pas tout à fait compte de l’ampleur du désastre à venir et que le dernier tiers, lui, le sait très bien. Mais je suis d’accord dans le sens où oui, on a besoin de changement, de voir autre chose, de faire autre chose.

Qu’on en a marre de raquer, de taxer, d’être écrasé, de se faire agresser.

Alors oui, je comprends.

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Real Men Wear Pink

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Mon lardon étant né en plein Octobre rose, c’est adapté.

Le rose et moi, on a une histoire compliquée. En bonne petite fille girly qui rêvait d’être une princesse, j’adorais le rose. Les paillettes, les froufous, les volants et toutes les autres niaiseries. [J’avais aussi un arc et une épée parce que le prince il est jamais-là quand t’as besoin ! ]

Mes parents n’étant pas trop versés dans ce genre de chichiteuseries, j’ai quelques frustrations héritées de l’enfance concernant les déguisements de princesses (que je n’ai jamais eu) ou mon cartable Barbie-à-paillettes que mon père a catégoriquement refusé de m’offrir durant tout le primaire au motif que ce genre d’objets dont nous abreuvaient les américains au prix fort étaient fabriqués par, je cite : « des enfants plus jeunes que toi qui crèvent de faim au bout du monde ».
Soit.
N’empêche, à 6 ans dans les années 90, ton univers se résume plus ou moins au Club Dorothée et à Barbie-Rose-Bonbon. [J’adorais Nicky Larson et Olive&Tom, paradoxal ?]

Revenons à nos moutons, et en fait, à mon lardon. Mon lardon qui est un mâle, donc. [Adieu les robes à volants !]
Chez les garçons, ça tourne souvent au bleugrisvert. Un peu froid. Un peu triste.
Chez les filles, farandole de couleurs, rien n’est interdit. Moi j’aime les camaïeux de bleuvioletrose et le orange. Au point que je me demande si j’aime ces couleurs parce que j’ai été formatée ou si je les aime juste parce que je les trouve jolies malgré toutes ces normes dont on nous arrose depuis l’enfance, mais c’est une autre histoire.

J’ai une paire de chaussettes violettes pour mon lardon, qui tire sur le rose. Mon cher et tendre fait systématiquement la gueule quand je lui mets.
De là, une réflexion d’une petite nièce de 10 ans.
« Il a des chaussettes roses ? »
En fronçant le nez.
« Non, c’est violet. Et qu’est-ce que ça peut faire ? »
« Ca fait fille. »
Elle-même porte du rose. Elle-même est une fille.

Une fille peut tout porter, même des couleurs de garçon.

Un garçon ne porte pas de rose car c’est une couleur de fille.

[Alors que le rose a longtemps été considéré comme une couleur de garçon parce qu’étant dérivé du rouge, couleur masculine par excellence]

Pourquoi ?

Parce que c’est dégradant d’être une fille.
Même. Pour. Les. Filles.

Putain, il est vraiment temps d’élever nos enfants autrement.
[Société patriarcale de merde]

On prend les mêmes et on recommence.

Putain d’bordel de merde.

originalC’est quoi ce monde de chiottes. En 2015, on pourrait pas souhaiter enfin sortir de la connerie, nan ?

Ah on est bons pour s’entretuer. Pis c’est tellement plus drôle de se balancer des charges de kalach’ à la tronche.

« Hommes surentraînés » qu’ils disaient pour les attentats de Paris. En même temps, je n’ai ni entraînement militaire, ni connaissance des armes à feu, mais il ne me semble pas bien compliqué de dézinguer une dizaine de mecs assis bien tranquilles à une table de réunion. J’imagine qu’il n’y a qu’à « appuyer sur le bouton. »

Pff.

Faith in humanity ? Sorry, lost that a little while ago.

Welcome to Earth Will Smith nous sauvera. Lui, ou John McLane.